14 mai 2007
En 2002, la Fédération des Industries Nautiques (FIN) a publié une étude en collaboration avec les différentes instances de l’industrie nautique (CODCAP, AFIT, DTMPL, FFPP) sur la situation des ports de plaisance français :
* 422.000 bateaux actifs sur le littoral
* capacité d’accueil à flot : 223.000 places en port de plaisance, dont 163.000 au port et 60.000 en mouillages organisés (corps morts)
* une flotte en augmentation de 7000 bateaux de plaisance par an
* 220.000 bateaux se trouvent à terre, au domicile, chez les professionnels ou dans des mouillages forains
* 54.000 places de port manquantes dans le sports de plaisance, réparties en atlantique et méditerranée
* 95% de la flotte est d’une taille inférieure à 8 mètres et 75% des bateaux sont à moteur

source : Les Echos
Ports de plaisance et places de port, des extensions des ports possibles ?
La loi littoral n°86-2 du 3 janvier 1986 relative à l’aménagement, la protection et la mise en valeur du littoral restreint très fortement toute extension ou création de ports à flots. Un deuxième effet tend à freiner fortement le développement de nouvelles structures : les coûts de construction d’un port de plaisance obligent à investir près de 50.000€ par nouvelle place créé. Ainsi, le potentiel de création de nouvelles places de ports en port de plaisance est estimé à 35.000 places dans les dix années à venir, bien en deçà des besoins actuels et futurs.
Face à cette pénurie durable, le plaisancier qui ne possède pas de place pour son bateau (ou futur bateau) doit faire avec les « moyens du bord » : entreposer son bateau dans son jardin ou sur une remorque, un terre plein, chez un professionnel. Chaque mise à l’eau est alors un calvaire transformant la « plaisance loisir » en corvée.
31 janvier 2007
Monsieur Yves Gauthier, Ingénieur Général des Ponts et Chaussées, a été chargé par Monsieur le Ministre Dominique Perben le 13 juillet 2006 de réaliser une mission d’état des lieux des différents projets d’extension ou de création portuaires dans le domaine de la plaisance.
D’excellente facture, ce rapport a été rendu public lors du Salon Nautique de Paris 2006 et fait enfin la lumière sur l’état d’avancement de 72 projets sur le Littoral en les répartissant en 3 catégories :
1 = Projets très pertinents ayant fait l’objet d’études techniques et pour lesquels les procédures sont engagées sans que des obstacles majeurs semblent pouvoir compromettre le projet ;
2 = Projets pertinents mais pour lesquels les études sont moins avancées ou qui soulèvent des problèmes (environnement, financement) susceptibles de retarder leur réalisation ;
3 = Projets encore au stade des études de faisabilité ou soulevant des difficultés majeures.
Le résultat des analyses conduit aux chiffres suivants:
Niveau 1 = 21 projets soit environ 7 000 places;
Niveau 2 = 19 projets soit environ 6 000 places;
Niveau 3 = 32 projets soit environ 14 300 places.
Soit un total de 38 800 places.
Etant donné le manque de place actuel, combiné à la croissance du nombre de plaisancier, il est très clair que l’offre reste et restera inférieure à la demande.
Nous regrettons néanmoins que Monsieur Gauthier n’est pas abordé les projets de ports à secs actuellement à l’étude de manière plus approfondie. Cependant, le temps lui a certainement manqué, compte tenu des distances et des délai qui lui étaient impartis.
Télécharger le rapport Gauthier.pdf
15 septembre 2006
Radio Côte d’Azur diffuze un interview du Ministre des Transports, du Tourisme et de la Mer à l’occasion du salon nautique de Cannes.
salon-cannes-discours-perben.mp3
« Le marché de la plaisance se porte très bien et il est l’un des secteurs les plus dynamiques de l’économie française. Confirmation, chiffres à l’appui avec Dominique Perben, le Ministre des Transports, du Tourisme et de la Mer qui a inauguré le salon nautique de Cannes : »
» Il y a trois chiffres qui sont très intéressants:
- 50000 emplois
- 60% de notre production à l’export
- 4 Milliards d’euros de chiffre d’affaires.
C’est un vrai secteur économique qui est porteur, sans compter qu’au-delà de la fabrication des bateaux il y a toute l’économie de service qui est autour (…) donc nous avons la chance d’avoir un pays avec un littoral atlantique et méditerranéen d’exception et donc nous avons tout intérêt à développer les activités nautiques.
(…) Il nous faut sans doute aussi développer de nouveaux ports
(…) C’est un moyen de soutenir notre marché intérieur (…) »