11 février 2008
A l’occasion de la réunion du CODCAP qui a eu lieu lors du Salon Nautique de Paris 2007 (voir notre post ici), ODIT France publiait son étude sur « Le Financement des Ports de Plaisance: Indicateurs, impacts économiques et possibilités de montages financiers« .

Cette étude est la cinquième d’un cycle sur la thématique des ports de plaisances:
- La conduite de projets de développement de ports de plaisance : Requalification, extension, création
ODIT France – Décembre 2005
- Ports à sec et parcs à bateaux : Eléments pour le développement de projets
ODIT France – Décembre 2004
- Etude stratégique sur l’adaptation des capacités d’accueil et la gestion des places dans les ports de plaisance maritimes en France métropolitaine
ODIT France – Septembre 2003
- La valorisation touristique des ports de plaisance
ODIT France – Décembre 2002
Christine Bouyer et son équipe nous gratifient une nouvelle fois d’un travail d’une qualité remarquable. Cette étude met en lumière les spécificités françaises quand au financement de ses ports : alors que nos voisins européens financent la construction (c’est à dire l’investissement) et les charges de fonctionnement en totalité par la location des places de bateau, nos ports eux on vu jusqu’à aujourd’hui leur investissements financés par l’Etat (ou les collectivités), les charges de fonctionnement étant couvertes par les revenus de location de places. C’est ainsi que les tarifs en France sont 2 à 3 fois moins élevés qu’ailleurs. Il y a fort à parier que les tarifs des ports de plaisance français vont tendre à se rapprocher inexorablement de leur tarif d’équilibre économique, compte tenu des réinvestissements (ou nouveaux investissements) à faire, sans l’Etat cette fois ci.
13 septembre 2007
Ce n’est plus un secret, il manque des places dans les ports français. Par voie de conséquences, c’est toute l’industrie nautique qui souffre de cette situation et qui pourtant est un secteur économique à part entière, créateur de richesses et d’emplois. Dominique Perben, alors Ministre des Transports, de l’équipement, du tourisme et de la mer (gouvernement Dominique de Villepin) l’avait d’ailleurs bien noté dans son discours au Salon Nautique de Cannes en septembre 2006 (voir notre post ici), d’où la publication du rapport Gauthier (voir notre post ici) lors du salon Nautique de Paris en décembre 2006.
Ce thème est largement repris ce matin dans les colonnes du journal les Echos par Christiane Navas. Nous souhaitons cependant corriger une erreur dans cet article. Il est avancé que 50% des bateaux en France sont immatriculés en PACA d’après Nick Johansen, le président du comité de pilotage du pôle nautique de la FIN. Or d’après les chiffres en notre possession, même si la région PACA dispose du plus important nombre de bateaux immatriculés, cela ne représente fort heureusement que 26% du parc français. Les chiffres ci-dessous nous ont été communiqués par la Fédération Française des Ports de Plaisance :
| immatriculations au 31/08/06 |
nombre |
% |
| Nord / Pas de Calais / Picardie |
25913 |
3,00% |
| Haute Normandie |
41834 |
4,85% |
| Basse Normandie |
49235 |
5,70% |
| Bretagne |
197933 |
22,93% |
| Pays de Loire |
75862 |
8,79% |
| Poitou Charentes |
49225 |
5,70% |
| Aquitaine |
67633 |
7,83% |
| Languedoc / Roussillon |
94392 |
10,93% |
| Provence / Alpes / Côte d’Azur |
221258 |
25,63% |
| Corse |
40065 |
4,64% |
| Total |
863350 |
100,00% |

Ceci soulève d’ailleurs le point sur la problématique des immatriculations de bateaux : sur les 863350 bateaux immatriculés au 31/08/2006 nombreux sont ceux qui ne sont plus que des épaves ou sont tout simplement détruits. Ce sujet fera l’objet d’un post ultérieurement.
En attendant, vous pouvez prendre connaissance de l’article ci-dessous

6 septembre 2007
Nous revenons sur un article rédigé par Elisabeth Lelogeais pour les Echos en mars 2006, faisant état de l’influence du développement des capacités d’accueil portuaire sur le prix de l’immobilier.
« En bord de mer, difficile de trouver un anneau pour son bateau. Mais quand des travaux d’extension de ports sont prévus, les prix des logements atteignent alors des niveaux dignes des grandes marées, même en Méditerranée ! »
« … un port de plaisance met de l’animation, valorise la ville et a inévitablement une incidence sur le marché immobilier »
Il est indéniable que la plaisance est un outil de développement pour les communes en bordure du litorral. En effet, l’achat d’un bateau ne profite pas uniquement aux métiers de la plaisance, mais également à l’activité touristique, immobilière et aux commerçants.
Nos ports à secs contribuent donc non seulement au professionnels de la plaisance, mais également au développement des communes où nous sommes implantés.
Cet article reboucle avec notre post consultable ici.
L’article des Echos est consultable ici.